Le financement de l'économie
I. Des situations financières contrastées
A. Agents économiques à besoins de financements
Au sens de la comptabilité nationale, il s'agit d'agents pour lesquels l'épargne est inférieure à l'investissement. D'un point de vue macroéconomique, les deux agents à besoin de financement sont les sociétés non financières et les administrations publiques.
Les administrations publiques sont structurellement en déficits depuis plusieurs décennies : déficit de la sécurité sociale, vieillissement démographique expliquent la progression des dépenses de santé et de retraites. La progression des dépenses a été plus rapide que celle des recettes en raison du ralentissement de la croissance économique.
Les sociétés non financières ont des besoins importants en matières d'investissements matériels, besoins qui ne couvrent généralement pas l'épargne cumulée.
B. Agents économiques à capacités de financements
Au sens de la comptabilité nationale, il s'agit d'agents pour lesquels l'épargne est supérieure à l'investissement. D'un point de vue macroéconomique, les secteurs institutionnels à capacité de financement sont les ménages, les sociétés financières, les ISBLSM. Le secteur institutionnel des ménages représente l'essentiel de la capacité de financement de la Nation.
D'un point de vue microéconomique, la situation financière de chaque ménage peut varier énormément.
II. Le financement externe indirect
Les administrations publiques sont structurellement en déficits depuis plusieurs décennies : déficit de la sécurité sociale, vieillissement démographique expliquent la progression des dépenses de santé et de retraites. La progression des dépenses a été plus rapide que celle des recettes en raison du ralentissement de la croissance économique.
Les sociétés non financières ont des besoins importants en matières d'investissements matériels, besoins qui ne couvrent généralement pas l'épargne cumulée.
B. Agents économiques à capacités de financements
Au sens de la comptabilité nationale, il s'agit d'agents pour lesquels l'épargne est supérieure à l'investissement. D'un point de vue macroéconomique, les secteurs institutionnels à capacité de financement sont les ménages, les sociétés financières, les ISBLSM. Le secteur institutionnel des ménages représente l'essentiel de la capacité de financement de la Nation.
D'un point de vue microéconomique, la situation financière de chaque ménage peut varier énormément.
II. Le financement externe indirect
A. Rôle des intermédiaires financiers
Le taux d'autofinancement donne à l'entreprise une information pour savoir si elle doit recourir à des voies de financements externes. Si le rapport entre l'épargne et la FBCF multiplié par 100 est supérieur à 100%, l'entreprise à une capacité de financement. ; si ce rapport est inférieur à 100%, elle est en besoin de financement.
Le financement externe est ici indirect car il repose sur l'intervention d'un intermédiaire financier qui collecte des ressources auprès d'agents à capacité de financement et qui accorde des prêts aux agents à besoins de financements.
Le financement externe est ici indirect car il repose sur l'intervention d'un intermédiaire financier qui collecte des ressources auprès d'agents à capacité de financement et qui accorde des prêts aux agents à besoins de financements.
B. L'activité bancaire
Le financement externe indirect est de deux natures : monétaire et non monétaire. Il est non monétaire lorsque le crédit est fondé sur la collecte préalable des ressources correspondantes, dans ce cas, l'intermédiaire financier s'interpose entre l'agent à besoin de financement et l'agent à capacité de financement.
L'existence des IF s'explique par :
L'existence des IF s'explique par :
• La possibilité de réaliser des économies d'échelles : elles peuvent obtenir des coûts unitaires plus bas puisqu'elles travaillent sur des montants élevés et un grand nombre de clients.
• Réduction des asymétries d'informations : L'emprunteur a plus d'information que le prêteur sur son projet, mais l'IF est bien placée pour évaluer la solvabilité de son client car elle gère ses comptes et connaît l'état de sa situation financière.
• Nécessité d'harmoniser les besoins des prêteurs avec ceux des emprunteurs : Un ménage investira dans un placement liquide (sans risque de perte de capital), alors qu'une entreprise aura besoin d'un financement à long terme pour un projet comportant des risques.
• Réduction des asymétries d'informations : L'emprunteur a plus d'information que le prêteur sur son projet, mais l'IF est bien placée pour évaluer la solvabilité de son client car elle gère ses comptes et connaît l'état de sa situation financière.
• Nécessité d'harmoniser les besoins des prêteurs avec ceux des emprunteurs : Un ménage investira dans un placement liquide (sans risque de perte de capital), alors qu'une entreprise aura besoin d'un financement à long terme pour un projet comportant des risques.
III. Le financement externe direct
A. La finance de marché : définition et caractéristique
Définition : Le financement externe est direct lorsqu'il se caractérise par une rencontre directe entre un agent à besoin de financement (BF) et un agent à capacité de financement (CAF).Caractéristiques : Leur rencontre se fait sur les marchés de capitaux :
• Le marché monétaire pour les transactions à court terme, qui se définit en deux parties :
o Le marché interbancaire : réservé aux banques et à la Banque Centrale, elles y effectuent leurs opérations de refinancement (les banques ordinaires devant se procurer de la monnaie Banque Centrale pour répondre à la demande de retrait de billet de leur clientèle).
o Le marché des titres de créances négociables : il est ouvert à tous les agents économiques (banques, ménages, entreprises, etc…) ; ils y obtiennent ou y placent des capitaux à court terme grâce à l'achat ou à l'émission de titres de créances négociables (billet de trésorerie, certificat de dépôts).
• Le marché financier pour les transactions à long terme : Les entreprises y émettent des actions et/ou des obligations pour combler leur besoin de financement.
Sur le marché financier s'échangent des valeurs mobilières : les actions et les obligations.
* Une action est un titre de propriété d'une partie du capital d'une entreprise, elle donne droit à l'actionnaire à une fraction du bénéfice, appelée le dividende, et à certains droits comme la participation aux assemblées générales d'actionnaires. Il ne faut pas confondre dividende et la plus-value : la plus-value étant la différence entre le prix de vente et le prix d'achat de l'action, si celle-ci est positive.
* Une obligation est un titre d'emprunt émis par une entreprise ou par l'Etat, qui donne droit à une rémunération, appelée l'intérêt. Il existe plusieurs types d'obligations : à taux variables, à taux fixes, convertibles. Contrairement à l'action, elle ne donne aucun droit sur l'activité de l'entreprise. (→ placement pépère, long terme, pas de perte d'argent, contrairement aux actions)
Le marché financier est compartimenté en plusieurs marchés :
➢ Le marché primaire est réservé aux grandes entreprises, qui émettent des titres nouveaux (ex : EDF en 2005).
➢ Le marché secondaire est celui où l'on renégocie des titres déjà émis : ainsi, action et obligation, émises sur le marché primaire, seront cotées sur le marché secondaire. La valeur (cote) est en fonction des ordres d'offres (de ventes) et de demandes (d'achat).
On distingue plusieurs marchés secondaires :
o Le premier marché (Cotation Assurée en Continue des titres, dit CAC40) qui est la cote officielle des grandes sociétés.
o Le second marché qui permet aux entreprises moyennes d'être cotées en bourse.
o Le nouveau marché adressé aux PME à hautes technologies (ex : NAZDAQ New York → bulles internet, start up).
o Les marchés dérivés qui permettent aux agents économiques de se protéger contre des pertes dues à la variation des taux d'intérêt (le MATIF pour les obligations, et le MONEP pour les actions).
o Le marché libre qui permet aux entreprises d'entrer en bourse avec des formalités d'inscription allégées par rapport aux autres marchés. Ce marché est le plus risqué, car plus volatile.
• Les acteurs du marché boursier :
o Les ménages.
o Les entreprises et administrations
o Les investisseurs institutionnels : ils interviennent de façon croissante. Il s'agit, par exemple, des compagnies d'assurances, des caisses de retraite, de la caisse des dépôts et consignations (banque, argent stock de façon officiel), sociétés d'investissement à capitaux variables (SICAV, foireux) et ces putains de fonds communs de placement (méga plan foireux).
B. La finance de marché : tendances contemporaines, du passage de l'économie d'endettement à une économie de marchés financiers
Depuis le début des années 1980, la France (agents économiques) est passée progressivement du financement de l'économie indirect (crédits bancaires) au financement de l'économie direct par le biais des marchés financiers. Ce phénomène est celui de la désintermédiation financière (les banques jouent moins un rôle d'intermédiaire entre les BF et les CAF pour l'obtention d'un financement) ou, à l'inverse, de la financiarisation croissante de l'économie (appel aux marchés financiers).
Plusieurs explications sont avancées :• Dans une économie dites d'endettement, les BF vont se financer dans les banques, qui se refinancent elles-mêmes à la BC. Cette structure de financement ne donne pas assez de visibilité (multitude de taux d'intérêt) et ne permet pas une confrontation globale entre la demande et l'offre de capitaux via une seule variable : le taux d'intérêt (le prix de l'argent). (→ Il y en a trop, c'est trop compliqué, donc les entreprises se tournent vers les bourses).
• Des réformes financières ont permis le financement des agents non financiers (entreprises) par l'émission de titres dans les bourses. Leur objectif était d'instituer un marché unifié de capitaux accessibles à tous et couvrant toutes les échéances (du très court terme et très long terme).
• La croissance des marchés financiers a été assurée par la création de nouveaux marchés et de nouveaux instruments financiers (les billets de trésorerie : titre de créance émis par les entreprises ; certificats de dépôt : titre de créance émis par les IF).
La conséquence de la confrontation globale entre l'offre et la demande des capitaux est une politique monétaire qui a, aujourd'hui, comme principales variables d'ajustements les taux d'intérêt. Les nouveaux taux d'intérêt ont de plus en plus tendances à être déterminés au niveau du SEBC (Système européen de banques centrales : Le SEBC est composé de la BCE et des banques centrales nationales (BCN) de tous les États membres de l’UE (article 107, paragraphe 1, du traité), qu’ils aient ou non adopté l’euro). Ces taux d'intérêt sont l'EONIA pour le taux au jour le jour et le EURIBOR pour les taux allant de 1 à 12 mois.Ce revirement de financement des agents économiques doit être relativisé, car les banques se sont adaptées (services de conseils proposés aux agents économiques) et restent des intermédiaires financiers importants ; La majorité des entreprises n'a pas accès à la bourse et privilégient encore l'autofinancement ou l'emprunt.
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