Une représentation de l'économie sociale

Publié le par flowersfox

Chapitre 1 : Une représentation de l'économie sociale

I. Les acteurs économiques et leurs relations

Ménage : Ensemble de personne vivant sous un même toit, peut être composé d’une seule personne (unité de consommation). Ex : Monastère, entrepreneur individuel (!).
Entreprise : Unité de production de biens et services marchands. On les trouve dans les sociétés financières, sociétés non financières et les entreprises individuelles dans les ménages.
Société (juridique) : Entreprise qui a plusieurs propriétaires, au minimum deux (banques et assurances).
Sociétés anonymes (SA) : Forme de société particulière ; Les propriétaires ne sont pas responsables sur leurs/les biens de l’entreprises. Les propriétaires sont des actionnaires et ils perçoivent une partie du bénéfice : le dividende.
Entreprise individuelle : Un seul propriétaire.
Société non financière : Entreprise qui a plusieurs propriétaires mais qui vend des biens non financiers.
Société financière : Ce sont les banques et assurances. Secteur institutionnel regroupant les unités institutionnelles dont la fonction principale est de financer, c’est-à-dire de collecter, transformer et répartir les moyens de financement et/ou de gérer des produits financiers.
Institution Sans But Lucratif au Service des Ménages (ISBLSM) : Ce sont des associations qui fournissent des services non marchands aux ménages dans un but de loisirs, de défenses, culturel, musical, ….
Administrations publiques : Produisent des services non marchands (non payer par les utilisateurs), mais d’intérêt collectifs. Il y a l’État, les régions, les départements, les communes la Sécurité Sociale (qui est la plus riche).
Service non marchand : Service non payé par/pour l’utilisation (financer par les impôts, utilisateurs)
Service marchand : Service payé par/pour l’utilisation.
Opération sur les produits : Opération sur des biens et services.
Opération de répartition : Formation des revenus (revenus primaires et revenus de transferts).
Opération financière : Elle porte sur les titres de propriétaires et les créances (achat, vente, remboursement).
Salaire : Rémunération du travail seul.
Intérêt : Revenu du prêteur.
Créance : Reconnaissance de dette (avoir financier), c’est un titre financier.
Dividende : Revenus d’une action, c’est une partie du bénéfice d’une entreprise. Revenu du propriétaire.
Action (au sens économique) : Titre de propriété partiel d’une entreprise particulière (Société Anonyme), c’est la part dans le capital d’une SA.
Consommation finale effective des ménages : Consommation individuelle de biens et services marchands + Consommation individuelle.
Consommation finale des biens et services marchands : Achat par les ménages de biens et services qui satisfont un besoin humain (ne produit rien d’autre).
Consommation individualisable de services non marchands : Part des services produits par les administrations publiques à titre gratuit ou quasi gratuit pour lesquels il est possible de définir un coût individuel (santé, éducation).
Formation Brut de Capital Fixe (FBCF) : Achat de bâtiments, de machines, d’outils et logiciels : Ce sont les investissements (!).
FBCF des ménages : Achat de logement : seul forme d’investissement des ménages.
Revenus primaires : Ils résultent du rôle dans la production : les revenus du travail (salaire), revenus de la propriété (loyer, intérêt, dividende), revenus des entrepreneurs individuels (revenu travail + revenus propriétaires).
Revenus de transferts : Revenus sociaux sans contre partie productive. Versés en fonction de la situation des gens (remboursement de soins, allocation familiale, retraite, RMI, …). (34)

Pour gérer au mieux l'économie et mettre en œuvre des politiques adaptées, il est nécessaire de disposer d'informations fiables et représentatives de l'ensemble des activités.

France = 1950 --> Comptabilité nationale
France = 1995 --> Système européen des comptes

La comptabilité nationale a pour ambition de rendre compte de la richesse dont dispose la Nation mais aussi de la répartition : il s'agit d'une approche macroéconomique (macro : grand).

Pour retracer les transactions, la comptabilité nationale adopte une représentation en terme de circuit :
• Le plus simple : enchaînement entre production des entreprises et distribution de revenus aux ménages via les salaires.
• Plus élaboré : ensemble de flux découlant de différentes fonctions économiques regroupées selon leur nature : opération sur biens et services, opération de redistribution et opérations financières.

L'enregistrement des flux impose un certain nombre de règles :
• Un espace-temps : l'année civile
• Nature : les opérations économiques génèrent des flux de sens opposés, l'un de nature réel, l'autre de nature monétaire. On parle de comptabilité en partie double (la vente d'un bien constitue une ressource pour le vendeur mais une dépense pour l'acquéreur).
• Espace : résidences et non nationalité, c'est le territoire.


A. La représentation en terme de circuit



B. Les secteurs institutionnels

Les unités résidentes sont également qualifiées d'unités institutionnelles.
Celles qui ont la même fonction principale et des ressources d'origine identiques sont regroupées en secteur institutionnel (six) :
1. Les ménages : ensemble de personne partageant le même logement.
Fonction principale = consommation.
2. Sociétés financières : banques et assurances.
Fonction principale : Financement de l'économie, collecter, transformer et répartir les disponibilités financières ; pour les assurances, garantir la couverture des risques.
3. Sociétés non financières : entreprises.
Fonction principale : Production marchande en vu de réaliser un profit.
4. Administrations publiques : l'État, les collectivités locales (régions, départements, communes), régime d'assurance sociale et les organismes qui en dépendent (hôpitaux).
Fonction principale : Production de services non marchands et opération de redistribution (ASSEDIC, RMI, retraite, …).
5. Institution Sans But Lucratif au Service des Ménages (ISBLSM) : Regroupe l'ensemble des unités privées possédant une personnalité juridique (-> déclaré et obéissant à un ensemble de règles) ; Syndicat, parti politique, association (leurs ressources se limitent aux dons et subventions).
Fonction principale : Produire des services non marchands et marchands destinés aux ménages.
6. Reste du monde : Contrairement aux autres secteurs, celui-ci ne se définit pas par sa fonction principale, mais a été créé pour permettre l'enregistrement de toutes les opérations réalisées par les unités résidentes avec l'extérieur (exportations et importations de biens et services par exemple).


II. Une économie ouverte sur l'extérieur

Balance : Document comptable qui décrit des débits et des crédits (des entrées et des sorties) ; les balances se terminent par un solde/une différence >0 ou <0.
Balance de paiement : Document comptable qui décrit toutes les transactions entre la France et l’extérieur : échange courant + opérations de répartition + investissements financiers.
Balance courante ou transactions courantes : Décrits les échanges sur les biens, sur les services, les revenus de facteurs de production et les transferts unilatéraux.
Balance commerciale : Ce sont les exportations de biens – les importations de biens (sens strict). Au sens large, y compris les services.
Solde commercial : Balance commerciale. Un solde est une différence (solde = différence).
Taux de d'ouverture : Ratio indiquant l’insertion internationale d’une économie.
([(exports + imports) ÷ 2] ÷ PIB) x 100 -> (exports + imports) divisés par 2, le tout divisé par le PIB, le tout multiplié par 100.
Taux de couverture : ( Exports ÷ Imports) x 100.
Coefficient d’ouverture : (Exportation ÷ PIB) x 100. Il montre notre dépendance par rapport aux autres pays. Exemple : le taux d'ouverture de la France en 1990 est de 24,3 %. Notre Pib dépend pour 1/4 des exportations, c'est-à-dire du rythme de croissance du reste du monde.
Coefficient de dépendance : (Importation ÷ PIB) x 100.
Commerce extérieur : Échange de biens et services (avec l’extérieur).


A. La mesure des échanges extérieurs

Depuis la seconde guerre mondiale, les économies sont de plus en plus ouvertes vers l'extérieurs et sont marqué par une forte interdépendances que l'on peut mesurer à travers différents ratios :
• Taux d'ouverture : [(exports + imports) ÷ 2] ÷ PIB) x 100.
• Coefficient d'ouverture : (Exportation ÷ PIB) x 100.
• Coefficient de dépendance : (Importation ÷ PIB) x 100.

Ces rations fournissent une première évaluation de la sensibilité de l'économie nationale à l'extérieur, mais pour disposer d'une information plus complète, on utilise la balance courante, produite par la Banque de France.
La balance courante se compose des échanges de biens, des échanges de services, des revenus et des transferts courants.
• Les services : liés au commerce extérieur (transports, assurances), tourismes.
• Les revenus : investissements directs ou de portefeuilles (actions).
• Les transferts : revenus des travailleurs immigrés envoyés dans leur pays d'origine dont pour l'aide publique au développement.

La balance commerciale (commerce extérieur, pris au sens large) comptabilise les flux de marchandises entre un pays et le reste du monde. On distingue d'une part les exportations et d'autre part des importations. Le solde commercial représente la différence entre les deux.


B. Les caractéristiques du commerce extérieur français

Le taux de couverture représente le rapport entre la valeur des exportations et la valeur des importations multipliées par 100, il peut concerner un produit, un groupe de produits, ou l'ensemble des biens d'un pays. S'il est à 100%, le solde commercial est excédentaire, s'il est inférieur à 100%, le solde commercial est déficitaire. Il permet d'analyser l'évolution du commerce extérieur.


III. Mesurer l'activité économique

Ressources de biens et services : PIB + Importations.
Emplois de biens et services : Consommation + FBCF + Exportations.
Valeur Ajoutée : Richesse produite par les entreprises = Chiffre d’Affaire (CA) ÷ Consommations Intermédiaires (CI).
Consommations intermédiaires : Biens non durables et les services achetés à d’autres entreprises et qui sont introduits dans le processus de production.
Propension à consommer : Part de la consommation dans le revenu.
Propension à épargner : Part de l’épargne dans le revenu.
Taux de marge : (EBE ÷ VA) x 100, c’est la part des profits dans la valeur ajoutée ; ≈(environ) 100 – part des salaires dans la VA.
EBE (profits) : VA – Coût Salariale (Salaire + Cotisation Sociale) – Impôts liés à la production.
Taux d’investissement : (FBCF ÷ VA) x 100, part de l’investissement dans la valeur ajoutée.
Capacité de financement : Épargne (E)>FBCF
Besoin de financement : E<FBCF, appel aux propriétaires ou aux marchés financiers.
Taux d’autofinancement : (E ÷ FBCF) x 100, la part de l’épargne dans la FBCF. Si E<FBCF, le taux d’autofinancement est inférieur (<) à 100%. Si E>FBCF, il y a capacité de financement, le taux est supérieur à 100%.
Utilisation de l’épargne sur l’entreprise : (Voir schéma TD !) FBCF + Capacité de financement (si E>FBCF).
Épargne des ménages : Revenu disponible + consommation finale.
Épargne des entreprises : EBE – rémunération du capital financier – impôts sur les sociétés.


A. Équilibre emplois/ressources

PIB : Somme des Valeurs Ajoutées marchandes et non marchandes.
Valeurs ajoutées marchandes : Déterminées par la comptabilité normalisée des entreprises.
Valeurs ajoutées non marchandes : Production des administrations publiques et des ISBLSM, produits non vendus.
Produit Intérieur Brut : Produit à l’intérieur des frontières (en plus des résidents, quelques soit la nationalité)
Produit National Brut : Production des résidents en France (ex : produisent à l’étranger mais l’argent rentre en France) = PIB – revenus de facteurs de production des non résidents (envoyés à l’étranger) + revenus de facteurs des résidents reçus de l’étranger.
Revenus de facteurs de production : Revenus de travail (salaire) + revenus du capital.
Equilibre Emplois-Ressources : ou équilibre macro-économique. Il permet d'expliquer la manière dont a été utilisé l'essentiel des ressources mises à la disposition du pays. C'est une égalité comptable qui ne signifie pas forcément que l'économie soit équilibrée. Il peut y avoir un déficit commercial ou une insuffisance de l'investissement.


Ressources = Emplois
PIB + Importations (Imp) = Consommation finale (CF) + Formation brute de capital fixe (FBCF) + Variation des stocks (∆S) + Exportations (Exp)
Ou  PIB + Imp = CF + FBCF + ∆S + Exp


• Le PIB : Instrument de mesure de la croissance économique.
L'instrument traditionnel de mesure de la croissance est le PIB : c'est l'ensemble des richesses créées par un pays sur une période donnée, généralement l'année. Pour calculer le PIB, on utilise la notion de valeur ajoutée : Il s'agit de la différence entre la valeur des biens et services vendus par un agent (le chiffre d'affaires) et la valeur des consommations intermédiaires (biens et services utilisés, détruits ou transformés au court du processus de production : téléphone et matières premières par exemple)
• La somme des valeurs ajoutées donne une première estimation du PIB : Le fait d'additionner et non pas les productions permet d'éviter de comptabiliser plusieurs fois les mêmes biens et services. Une première fois en tant que résultat de l'activité de production d'une entreprise (une scierie), une deuxième fois en tant que consommation intermédiaire d'une autre entreprise (une fabrique de meuble en bois), le bois n'est pas donc pas ici comptabilisé deux fois si ce sont les valeurs ajoutées et non les productions qui sont additionnées.
Les valeurs ajoutées étant mesurées hors taxes (TVA et droits de douanes) et au prix de base, et le PIB au prix de marché, on obtient : PIB = Sommes des valeurs ajoutées + TVA + droits de douanes.
• Le PIB repose sur un critère de territorialité : Il prend en compte la valeur ajoutée dégagée par une entreprise étrangère située en France, alors que le PNB prend en compte la valeur ajoutée des entreprises situées en France et à l'étranger.
• Le PIB constitue avec les importations (Imp) les ressources du pays. Les emplois de ces ressources correspondent aux différentes utilisations possibles : la consommation finale (CF), les investissements (FBCF), les exportations (Exp) et les variations de stocks (∆S). L'équilibre comptable veut que l'on obtienne l'égalité suivante :
Ressources (offre) = emplois (demande)
PIB + Imp = CF + FBCF + Exp + ∆S (formule à la con)
• Les variations de stocks représentent la différence entre ce qui est entré dans les stocks au cours de l'année et ce qui est sorti ; un produit non vendu gonfle donc les stocks d'une entreprise (par convention, on suppose que les ménages et les administrations ne détiennent pas de stocks).
• L'intérêt de l'équilibre emplois-ressources est de pouvoir mesurer les facteurs de la croissance. On parle de contribution à la croissance du PIB. Le PIB étant défini comme la somme des emplois hors importations, la contribution de chacune des composantes est définie comme le rapport de l'accroissement en volume de cette composante entre l'année n-1 et l'année n à la valeur du PIB n-1.


B. Les secteurs institutionnels et les activités économiques

Revenu disponible : le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Quatre impôts directs sont généralement pris en compte : l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation et les contributions sociales généralisées (CSG) et contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).
Formule du revenu disponible : Consommation finale [(CF ÷ R) x 100] + Epargne [(E ÷ R) x 100].
Marchés financiers : Bourses (CAC40, London Stock Exchange (anglaise), Wall Street…).

L'épargne dépend de l'âge, de la situation économique des ménages. La consommation est un soutien puissant de l'activité économique, mais l'épargne est également indispensable car elle alimente les marchés financiers et l'investissement des sociétés financières. Les politiques économiques peuvent tour à tour favoriser à la consommation ou l'épargne.
Répartitions des salaires dans la valeur ajoutée : entre 1982 et 2002, la part des salaires dans la valeur ajoutée a baissé, donc la part de l'EBE a augmenté (chômage, délocalisation).
Si la part des salaires augmente, la consommation est favorisée. Si la part de l'EBE augmente, l'épargne est favorisée, donc elle alimente les marchés financiers et l'investissement des entreprises.
Pour certains économistes, la croissance est surtout déterminée par la consommation, pour d'autres, par les profits (EBE).

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Publié dans SES

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C
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