THEME I : Définition et origine
Définition :
C'est une période durant laquelle un nouveau modèle de production industriel dynamise les économies des pays concernés grâce à une série d'inventions. Il est à l'origine de nouveaux modes et lieux de production d'une croissance globale et d'une profonde mutation sociale, politique et culturelle.
Révolution industrielle :
• La première (milieu du XVIII°) : Se caractérise par le charbon, la vapeur et le chemin de fer.
• La seconde (1880) : Se définit par l'électricité, le pétrole et le moteur à explosion.
Il s'agit de deux accélérations d'un même phénomène durable de rupture : l'industrialisation.
Origine :
Le progrès technique est le ressort essentiel de la croissance, mais il peut s'écouler un long délai entre l'invention et l'innovation (application de cette invention au processus de production).
• La première phase de la révolution industrielle a été rapide, car les inventions sont simples et peu onéreuses à mettre en application par les entreprises, ce qui explique le décollage de la croissance. Après 1850, le progrès technique s'accélère, se trouvant favorisé par l'Etat ou les grandes entreprises ; les délais d'application se raccourcissent, aussi la Seconde Révolution Industrielle naît vers 1880, selon les pays.
• Vers 1850, les pays développés entrent définitivement dans l'ère de la croissance. Il s'agit plutôt d'une révolution de la croissance qu'une révolution industrielle puisque celle-ci a démarré dans les années 1780 avec l'utilisation du charbon, l'organisation de la production en usine, le développement des échanges. Ces industries se sont concentrées géographiquement dans les grandes villes ou sur les bassins houillers. Elle est née en Grande-Bretagne, issue d'une augmentation importante de la demande (accroissement de la population) et a développé le salariat.
On distingue plusieurs révolutions industrielles :1780, 1880 et 1970.
Règne de la croissance :
Les économies de l'Ancien Régime étaient des économies de pénurie.
C'est une période durant laquelle un nouveau modèle de production industriel dynamise les économies des pays concernés grâce à une série d'inventions. Il est à l'origine de nouveaux modes et lieux de production d'une croissance globale et d'une profonde mutation sociale, politique et culturelle.
Révolution industrielle :
• La première (milieu du XVIII°) : Se caractérise par le charbon, la vapeur et le chemin de fer.
• La seconde (1880) : Se définit par l'électricité, le pétrole et le moteur à explosion.
Il s'agit de deux accélérations d'un même phénomène durable de rupture : l'industrialisation.
Origine :
Le progrès technique est le ressort essentiel de la croissance, mais il peut s'écouler un long délai entre l'invention et l'innovation (application de cette invention au processus de production).
• La première phase de la révolution industrielle a été rapide, car les inventions sont simples et peu onéreuses à mettre en application par les entreprises, ce qui explique le décollage de la croissance. Après 1850, le progrès technique s'accélère, se trouvant favorisé par l'Etat ou les grandes entreprises ; les délais d'application se raccourcissent, aussi la Seconde Révolution Industrielle naît vers 1880, selon les pays.
• Vers 1850, les pays développés entrent définitivement dans l'ère de la croissance. Il s'agit plutôt d'une révolution de la croissance qu'une révolution industrielle puisque celle-ci a démarré dans les années 1780 avec l'utilisation du charbon, l'organisation de la production en usine, le développement des échanges. Ces industries se sont concentrées géographiquement dans les grandes villes ou sur les bassins houillers. Elle est née en Grande-Bretagne, issue d'une augmentation importante de la demande (accroissement de la population) et a développé le salariat.
On distingue plusieurs révolutions industrielles :1780, 1880 et 1970.
Règne de la croissance :
Les économies de l'Ancien Régime étaient des économies de pénurie.
Origine
L'ère de la croissance débute vers 1850 pour aboutir à l'augmentation durable de la production des richesses. C'est ce qui devient le critère de la bonne santé des pays et on parle de crise dès que la progression de l'activité ralentit (croissance annuelle de 3% à 4% en moyenne).
La croissance concerne toute l'Europe, l'Amérique du Nord et le Japon.
C'est l'industrie qui enregistre les augmentations les plus importantes et qui entraîne tous les secteurs.
À partir des années 1880, de nouvelles sources d'énergie, comme le pétrole et l'électricité, de nouveaux secteurs industriels, comme la chimie et l'automobile, réactivent la croissance.
Les deux secteurs les plus développés sont l'industrie textile et la sidérurgie.
C'est ce secteur qui a permis à l'Allemagne de dominer l'économie européenne.
L'utilisation du charbon reste prépondérante car il sert désormais à produire l'électricité ; que l'on sait transporter et produite en abondance depuis 1881. Son usage se multiplie dans de nombreuses industries : l'éclairage, le téléphone, les transports, la production en sidérurgie et en chimie.
Le pétrole contribue au développement du secteur automobile entre autres.
Toutes les opérations de l'industrie textile se mécanisent jusqu'à la machine à coudre qui relance le travail à domicile. On fabrique des fibres artificielles comme la rayonne (bas) ou la viscose (coton synthétique).
La croissance concerne toute l'Europe, l'Amérique du Nord et le Japon.
C'est l'industrie qui enregistre les augmentations les plus importantes et qui entraîne tous les secteurs.
À partir des années 1880, de nouvelles sources d'énergie, comme le pétrole et l'électricité, de nouveaux secteurs industriels, comme la chimie et l'automobile, réactivent la croissance.
Les deux secteurs les plus développés sont l'industrie textile et la sidérurgie.
C'est ce secteur qui a permis à l'Allemagne de dominer l'économie européenne.
L'utilisation du charbon reste prépondérante car il sert désormais à produire l'électricité ; que l'on sait transporter et produite en abondance depuis 1881. Son usage se multiplie dans de nombreuses industries : l'éclairage, le téléphone, les transports, la production en sidérurgie et en chimie.
Le pétrole contribue au développement du secteur automobile entre autres.
Toutes les opérations de l'industrie textile se mécanisent jusqu'à la machine à coudre qui relance le travail à domicile. On fabrique des fibres artificielles comme la rayonne (bas) ou la viscose (coton synthétique).
Impact sur les sociétés
Le niveau de vie de la population s'élève fortement : avènement de la publicité du crédit, création des grands magasins, vente par correspondance, solde.
Grâce à l'industrialisation et aux progrès des transports, on assiste aux progrès de l'agriculture qui dispose de meilleurs outils, se mécanise, utilise des engrais chimiques et augmente donc sa production.
On assiste à la naissance du capitalisme libéral : l'économie de marché. Il s'agit d'un système économique dans lequel les entreprises sont des propriétés privées et dont le but est le profit au sein d'un marché où s'exerce la libre concurrence.
Grâce à l'industrialisation et aux progrès des transports, on assiste aux progrès de l'agriculture qui dispose de meilleurs outils, se mécanise, utilise des engrais chimiques et augmente donc sa production.
On assiste à la naissance du capitalisme libéral : l'économie de marché. Il s'agit d'un système économique dans lequel les entreprises sont des propriétés privées et dont le but est le profit au sein d'un marché où s'exerce la libre concurrence.
Développement de la croissance
Le financement de la croissance est facilité après 1850 : la découverte de mines d'or, la croissance de monnaies métallique, fiduciaire et scripturale donnent à l'économie les moyens de paiement nécessaires. Les banques collectent l'épargne et prêtent aux entreprises. Celles-ci trouvent dans les Bourses les capitaux indispensables à leur développement en prenant la forme de sociétés anonymes par action (lois de 1856 en Angleterre, 1857 en France)
La productivité devient massive : la structure des entreprises tend vers un objectif de croissance et améliore leur moyen pour rendre le travail plus efficace (fordisme, taylorisme).
Les activités se concentrent, soit de manière horizontale (regroupement d'un même type d'activité), soit verticale (regroupement des activités d'une même filière de production).
L'organisation scientifique du travail (OST) est le facteur le plus important expliquant la croissance car elle permet de faire baisser les coûts de production de masse en rationalisant les gestes des ouvriers. La politique d'Henry Ford, qui a permis le développement de la consommation de masse par une politique de salaire élevé, entre en compte également sur la croissance américaine. Taylorisme et Fordisme donnent désormais le ton de la croissance ; l'usine moderne supplante définitivement l'atelier dans les années 1920.
La croissance se développe surtout sur les marchés intérieurs. Ceux-là s'élargissent désormais grâce à l'augmentation de la population urbaine, aux unifications nationales (Allemagne, Italie) et à la révolution des transports (réseaux de chemins de fers à l'échelle des continents, taille des navires, ouvertures des canaux transocéaniques comme le canal de Suez en 1869 et le canal de Panama en 1914).
La productivité devient massive : la structure des entreprises tend vers un objectif de croissance et améliore leur moyen pour rendre le travail plus efficace (fordisme, taylorisme).
Les activités se concentrent, soit de manière horizontale (regroupement d'un même type d'activité), soit verticale (regroupement des activités d'une même filière de production).
L'organisation scientifique du travail (OST) est le facteur le plus important expliquant la croissance car elle permet de faire baisser les coûts de production de masse en rationalisant les gestes des ouvriers. La politique d'Henry Ford, qui a permis le développement de la consommation de masse par une politique de salaire élevé, entre en compte également sur la croissance américaine. Taylorisme et Fordisme donnent désormais le ton de la croissance ; l'usine moderne supplante définitivement l'atelier dans les années 1920.
La croissance se développe surtout sur les marchés intérieurs. Ceux-là s'élargissent désormais grâce à l'augmentation de la population urbaine, aux unifications nationales (Allemagne, Italie) et à la révolution des transports (réseaux de chemins de fers à l'échelle des continents, taille des navires, ouvertures des canaux transocéaniques comme le canal de Suez en 1869 et le canal de Panama en 1914).
Diversité des développements
Plusieurs voies d'industrialisations ont existé, chaque pays est dans une situation originale et tient compte de la concurrence des pays déjà industrialisés. En France, après 1830, l'industrialisation progresse lentement et régulièrement. En Allemagne et aux Etats-Unis, elle est rapide et donne naissance à des industries lourdes et concentrées. En Russie, après 1890, l'intervention de l'Etat est décisive. En 1914, il n'existe que peu de pays industrialisés, les Etats-Unis et l'Allemagne sont les plus puissants.
Le classement des puissances industrialisées évolue en fonction de la manière dont il développe leur puissance industrielle. EN 1914, les USA sont devenus la première puissance du monde grâce à leur énorme marché de consommation et aux ambitions de leur impérialisme. L'Allemagne s'est emparée de la seconde place car elle a su développer la recherche dans les secteurs porteurs de la seconde révolution industrielle. Le Royaume-Uni est rétrogradé à la troisième place. La France est à la quatrième place du monde car elle n'est guère tournée vers l'exportation. La première guerre mondiale accentue encore la prépondérance des USA et le déclin relatif de l'Europe, car celle-ci s'est lourdement endettée et se retrouve première débitrice des USA.
Il y a donc alternance entre les périodes de croissance et les périodes où la consommation est inférieure à la production.
Le classement des puissances industrialisées évolue en fonction de la manière dont il développe leur puissance industrielle. EN 1914, les USA sont devenus la première puissance du monde grâce à leur énorme marché de consommation et aux ambitions de leur impérialisme. L'Allemagne s'est emparée de la seconde place car elle a su développer la recherche dans les secteurs porteurs de la seconde révolution industrielle. Le Royaume-Uni est rétrogradé à la troisième place. La France est à la quatrième place du monde car elle n'est guère tournée vers l'exportation. La première guerre mondiale accentue encore la prépondérance des USA et le déclin relatif de l'Europe, car celle-ci s'est lourdement endettée et se retrouve première débitrice des USA.
Il y a donc alternance entre les périodes de croissance et les périodes où la consommation est inférieure à la production.
Rythmes de la croissance
Avant la seconde industrialisation, les crises économiques étaient dues à l'effondrement des productions agricoles, il s'agissait de crises de sous-production.
La première crise moderne du capitalisme libéral a lieu à partir de 1873 où s'alternent surproduction et sous-consommation, il s'agit de la grande Dépression. La durée de ce phénomène est due à l'essoufflement de la révolution industrielle et au développement du protectionnisme (barrières douanières visant à protéger le marché intérieur).
Dès cette époque, on fait la différence entre les crises et la Dépression : la Dépression étant un phénomène qui s'installe durablement. Elle commence par une crise financière et commerciale, baissant les prix, causant faillites et chômage, à une échelle de plus en plus vaste.
Pour certains historiens et économistes (Kondratieff, Juglar), ces crises sont structurelles car, suite aux innovations appliquées à l'industrie, les entreprises investissent, produisent et génèrent une forte croissance. Ensuite, cette croissance stagne car ces innovations se banalisent et se généralisent, et les profits baissent.
Le ralentissement de la croissance est favorable à la recherche d'innovation et donne lieu à la seconde industrialisation.
La première crise moderne du capitalisme libéral a lieu à partir de 1873 où s'alternent surproduction et sous-consommation, il s'agit de la grande Dépression. La durée de ce phénomène est due à l'essoufflement de la révolution industrielle et au développement du protectionnisme (barrières douanières visant à protéger le marché intérieur).
Dès cette époque, on fait la différence entre les crises et la Dépression : la Dépression étant un phénomène qui s'installe durablement. Elle commence par une crise financière et commerciale, baissant les prix, causant faillites et chômage, à une échelle de plus en plus vaste.
Pour certains historiens et économistes (Kondratieff, Juglar), ces crises sont structurelles car, suite aux innovations appliquées à l'industrie, les entreprises investissent, produisent et génèrent une forte croissance. Ensuite, cette croissance stagne car ces innovations se banalisent et se généralisent, et les profits baissent.
Le ralentissement de la croissance est favorable à la recherche d'innovation et donne lieu à la seconde industrialisation.
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